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  • Cabochon

    Il désigne le bouton plein. Avec l’Archétype, il est l’autre élément fondamental autour duquel s’articulent les collections.

  • Canapé (vert)

    Le canapé de la famille Simpsons est marron et révèle à chaque épisode le potentiel drolatique et créatif de cette série inspirée. Le canapé vert (1944) est une huile sur toile du peintre belge surréaliste Paul Delvaux, qui met en scène la fameuse assise dans un paysage d’Acropole et de femmes nues. Celui de Samuel Gassmann est vert également, propice à la contemplation, à la sieste, à de nouveaux horizons. Loin d’être un élément interchangeable du décor, il est, lui aussi, une pièce maîtresse, voire un principe de création.

  • Cartel

    Un court texte descriptif est joint à chaque modèle pour informer de ses caractéristiques. Il spécifie le nom, le matériau, la provenance. Les cartels sont couramment utilisés dans l’art pour présenter les œuvres.

  • Coquillages

    Ce sont les complices des boutons, leurs meilleurs amis. La nacre qui tapisse l’intérieur de la coquille est le matériau fétiche de l’artisan boutonnier. Les principaux coquillages producteurs de nacre sont l’huitre perlière, avec sa nacre franche, immaculée, utilisée pour les boutons de jour, sa nacre grise pour le soir, le burgau et son intérieur vert, le troca qui présente un coloris naturel beige sable, le clovisse (également appelé palourde).

  • Corail

    Le corail rouge (corallium rubrum) est victime d'un chalutage intensif. Ce mode de prélèvement détruit l'écosystème corallien et marin, il est à condamner. Mais une cueillette sur la plage, de ce que la mer a naturellement rejeté, n'est pas scier la branche sur laquelle repose la beauté de ce petit animal. Le modèle Rosa porte le prénom d'une glaneuse sicilienne : elle envoie ses trésors par la poste, tout simplement. Les contraintes sont drastiques : il faut que le spécimen réalise 11 mm de diamètre et 2mm d'épaisseur. Autant dire que la récolte est rare.

  • Couleur(s)

    La couleur est périssable. Il faut le dire, « avant que ne s’évanouissent dans l’éternité du silence jusqu’aux couleurs mêmes de nos souvenirs » (Gérard de Nerval). Les cheveux blanchissent, les teintes passent et cet état transitoire est bien propre à la couleur si l’on se réfère à la première acceptation du mot. Nous voilà rassurés. Couleur vient du latin color, et se rattache au groupe de celare : cacher, ne pas dévoiler. La couleur dissimule, recouvre la surface des choses. La couleur est une deuxième peau. Comme toute matière, elle est donc soumise au travail du temps. Si on l’a ensuite appréhendée comme une fraction de la lumière, mesurée en longueur d’ondes, et plus récemment, comme la sensation d’un effet coloré reçu par l’œil et perçu par le cerveau, la couleur est aussi et surtout culturelle. Elle vaut pour certains par le nuancier ; les rouges, les jaunes, les bleus qui s’y rattachent délimitent un périmètre de compréhension. Dans d’autres cultures, ce qui fait que la couleur est telle, est de savoir si elle est sèche ou humide, lisse ou rugueuse, tendre ou molle ; autant de paramètres qui importent et la désigne. Des approches que les boutons peuvent toutes revendiquer.

  • Cuisine

    « Mon arrière grand-mère, Selma Gassmann, fut la première femme radiologue d'Allemagne. Quand mon père en parlait, il me racontait des histoires de cuisine chimique, de popotes, de recherches et de remises en question quotidiennes. Il créera le premier laboratoire photographique d'Europe, Pictorial service, en 1951. Mes souvenirs d'enfance à ses côtés sont de longues discussions autour du bon papier pour la bonne photo, du bon virage pour le bon rendu, du bon timing pour le bon contraste. Chaque image était le début d'une nouvelle recherche. Pas un seul jour ne passe sans que je recherche un nouveau regard sur mon travail, une nouvelle matière à utiliser ou encore un nouvel outil à imaginer. » Samuel Gassmann.