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  • Lois somptuaires

    Dress code d'antan, elles ont marqué symboliquement le principe du vestiaire, avec des tenues réservées à certaines catégories sociales, des réglementations quant à la longueur des traînes, la quantité de rubans, broderies et galons, afin d'astreindre à plus de sobriété les tenues de la bourgeoisie urbaine devenue plus argentée, pour ne pas faire concurrence aux nobles.

    Balzac, dans son Traité de la vie élégante : « Et c'est ainsi que les armoiries, les livrées, les chaperons... les talons rouges, les mitres, les colombiers, le carreau à l'église et l'encens par le nez, les particules, les rubans, les diadèmes, les mouches, le rouge, les couronnes, les souliers à la poulaine, les mortiers... étaient successivement devenus des signes matériels du plus ou moins de repos qu'un homme pouvait prendre, du plus ou moins de fantaisies qu'il avait le droit de satisfaire, du plus ou moins d'hommes, d'argent, de pensées, de labeurs qu'il lui était possible de gaspiller. »

  • Luxe

    Ah, le luxe ! Ses origines étymologiques déchainent les passions : luxia, luxuria, luxus ? lumière, luxure, luxation ?

    Nous allons donc les ignorer et préférer la vision de Matisse. Deux peintures, Luxe I et Luxe II, réalisées à Collioure en 1907 : trois corps nus féminins sur une plage, l'une dotée de seins aussi ronds et aréolés que des Archétypes, l'autre portant un bouquet telle une offrande de couleurs, la troisième enfin, agenouillée dans un voile aux pieds de la première, dans un rite d'adoration mystérieux. Ses deux grandes toiles, une paire (!) comme Matisse avait coutume d'en faire, passent de la vibrance à la matité, variant les techniques pour parvenir à une même exaltation sur la toile. Voilà ce que le luxe nous évoque. La beauté vraie ravivée dans le dédoublement.

  • Luxembourg

    Un jardin, et plus que ça. Verlaine veille. L’Orangerie, ses palmiers-dattiers et ses bigaradiers offrent l’ombre. Comme un grand canapé vert à ciel ouvert.